Bien ! fit le commissaire de police, Voyez si c'est bien cela, messieurs, et si vous avez quelques observations à faire,III LE PROCÈSVERBAL. 21Page 25 Les mille et un fantomesEt, de ce ton nasillard et monotone qui n'appartient qu'aux fonctionnaires publics, il lut . «Cejourd'hui, 1er septembre 1831. à deux heures de relevée, ayant été averti par la rumeur publique qu'un crime de meurtre venait d'être commis, dans la commune de FontenayauxRoses, sur la personne de MarieJeanne Ducoudray, par le nommé Pierre Jacquemin, son mari, et que le meurtrier s'était rendu au domicile de M. JeanPierre Ledru, maire de ladite commune de FontenayauxRoses, pour se déclarer, de son propre mouvement, l'auteur de ce crime, nous nous sommes empressé de nous rendre, de notre personne, au domicile dudit JeanPierre Ledru, rue de Diane, n° 2 . auquel domicile nous sommes arrivé, en compagnie du sieur Sébastien Robert, docteurmédecin, demeurant dans ladite commune de FontenayauxRoses, et là, avons trouvé déjà entre les mains de la gendarmerie le nommé Pierre Jacquemin, lequel a répété devant nous qu'il était auteur du meurtre de sa femme . sur quoi nous l'avons sommé de nous suivre dans la maison où le meurtre avait été commis. trousse vanessa bruno pas cher Ce à quoi il s'est refusé d'abord . mais bientôt, ayant cédé sur les instances de M. le maire, nous nous sommes acheminés vers l'impasse des Sergents, où est située la maison habitée par le sieur Pierre Jacquemin. Arrivés à cette maison et la porte refermée sur nous pour empêcher la population de l'envahir, avons d'abord pénétré dans une première chambre où rien n'indiquait qu'un crime eût été commis . puis, sur l'invitation dudit Jacquemin luimême, de la première chambre avons passé dans la seconde, à l'angle de laquelle une trappe donnant accès à un escalier était ouverte, Cet escalier nous ayant été indiqué comme conduisant à une cave où nous devions trouver le corps de la victime, nous nous mîmes à descendre ledit escalier, sur les premières marches duquel le docteur a trouvé une épée à poignée faite en croix, à lame large et tranchante, que ledit Jacquemin nous a avoué avoir été prise par lui lors de la révolution de Juillet au Musée d'artillerie, et lui avoir servi à la perpétration du crime, Et sur le sol de la cave avons trouvé le corps de la femme Jacquemin, renversé sur le dos et nageant dans une mare de sang, ayant la tête séparée du tronc, laquelle tête avait été placée droite sur un sac de plâtre adossé à la muraille, et ledit Jacquemin ayant reconnu que le cadavre et cette tête étaient bien ceux de sa femme, en présence de M. JeanPierre Ledru, maire de la commune de FontenayIII LE PROCÈSVERBAL.22Page 26 Les mille et un fantomesauxRoses . sac vanessa bruno zalando de M. Sébastien Robert, docteurmédecin, demeurant audit FontenayauxRoses .de M. JeanLouis Alliette dit Etteilla, homme de lettres, âgé de soixantequinze ans, demeurant à Paris, rue de l'AncienneComédie, n° 20 .de M. PierreJoseph Moulle, âgé de soixante et un ans, ecclésiastique . attaché à SaintSulpice, demeurant à Paris, rue Servandoni, n° 11 . sacs faux vanessa bruno pas cher et de M. Alexandre Dumas, auteur dramatique, âgé de vingtsept ans, demeurant à Paris, rue de l'Université, n°21,avons procédé ainsi qu'il suit à l'interrogatoire de l'accusé.» Estce cela, messieurs . demanda le commissaire de police en se retournant vers nous avec un air de satisfaction évidente, Parfaitement ! monsieur, répondîmesnous tous d'une voix. Eh bien ! interrogeons l'accusé. Alors, se retournant vers le prisonnier, qui, pendant toute la lecture qui venait d'être faite, avait respiré bruyamment et comme un homme oppressé . Accusé, ditil, vos nom, prénoms, âge, domicile et profession .